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Moyens
thérapeutiques
> ◊ Stimulation de la vessie
 

Neurostimulation de la vessie
Technique de Brindley


  • Les blessés médullaires souffrent très souvent d’incontinence urinaire, d’infections urinaires plus ou moins fréquentes liées en particulier aux sondages répétés ou à la vidange incomplète de leur vessie.
  • D’autres complications, évoluant à bas bruit, sont liées au conflit entre les contractions anarchiques de la vessie et celles du sphincter avec comme conséquence, un risque majoré de reflux des urines vers le rein. Ce reflux représente un risque important pour cet organe (propagation d’infection, insuffisance rénale dans les cas les plus sévères).

Objectifs : à quoi ça sert ?


  • Les moyens utilisés pour vider la vessie sont respectivement le sondage intermittent (qui présente le risque d’infections urinaires et de rétrécissement/obstruction de l’urètre) souvent associé à la prise de médicament par la bouche (ou par injection, de façon régulière dans le muscle de la vessie ou du sphincter comme la toxine botulinique) et les traitements purement chirurgicaux (entérocystoplastie, intervention de Bricker, sphinctérotomie, endoprothèse urétrale..).
  • Un autre moyen consiste à implanter un neurostimulateur dit « de Brindley ». Cette méthode permet dans une grande majorité de cas, si l’indication est bien posée, de pallier les dysfonctionnements du couple vessie - sphincter et de s’affranchir des sondages vésicaux.
  • La technique de Brindley restaure la fonction physiologique de la miction. Elle consiste à implanter un neurostimulateur permettant la stimulation des racines sacrées antérieures impliquées dans la régulation du fonctionnement de l’appareil urinaire.

Le dispositif


  • Un boîtier externe permet de commander un petit récepteur disposé au niveau de l’abdomen, sous la peau, qui envoie les impulsions électriques via un câble qui court en position dorsale, vers des électrodes placées sur les racines nerveuses sacrées antérieures, entre la vessie et la moelle épinière.
  • A la mise en route du dispositif, la miction est restaurée et les sondages peuvent être stoppés, ainsi que la prise médicamenteuse (anticholinergiques en particulier). Ils sont remplacés par 4 mictions « électrostimulées » par jour.

Résultats


  • Globalement, selon plusieurs études nationales et internationales, la proportion de patients continents passe de 3% avant l’implantation à 85%, la capacité vésicale des patients est plus que doublée, passant de 200 à 500 ml. 85% des patients présentent une miction complète (sans résidu) après cette technique.
  • La proportion de patients présentant une hyperéflexie autonome (frissons, céphalées, hypertension et angoisse) passe de 30% à 5% après l’implantation.
  • Concernant les infections urinaires, environ 95% des patients sont améliorés.
  • Le gain en terme de qualité de vie est significatif (gain d’autonomie, arrêt des sondages, disparition ou diminution des fuites…).
  • Enfin, la stimulation opérant sur plusieurs racines nerveuses sacrées antérieures, l’élimination des selles est souvent facilitée et une érection peut être rétablie (érection électrostimulée) notamment chez certains hommes qui présentent des troubles érectiles secondaires à l’atteinte de la moelle épinière.

Schéma de fonctionnement de la technique de Brindley.

Dispositif de contrôle du stimulateur implanté permettant de déclencher la contraction de la vessie. (Finetech®).



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© 15 mars 2009