Plan du site
Moyens
thérapeutiques
> ◊ Traitements contraints
 

THERAPIES CONTRAINTES

Définition/Objectifs

   
Suite à une lésion du cerveau (ou de la moelle épinière), la paralysie des membres perturbe les fonctions de préhension et de marche.
Ces déficits primaires vont progressivement s’aggraver car les patients, de façon spontanée, vont sous-utiliser les capacités résiduelles de leur membre paralysé et faire participer souvent exclusivement

Description de la méthode pour le membre supérieur paralysé

Les protocoles vont contraindre les membres sains, afin de limiter son utilisation. Les situations proposées sont principalement fonctionnelles et font référence à des activités de la vie quotidienne.

A - Modalités d’applications

Le bras hémiparétique doit présenter quelques possibilités motrices pour permettre sa participation dans un maximum d’activités.


La main saine est maintenue dans un manchon ou un gant et le coude est bloqué pour éviter les compensations. La contention est gardée plusieurs heures par jour, tous les jours de la semaine, pendant environ 3 semaines. Elle doit pouvoir être retirée par le patient avec la main hémiplégique pour faire participer le bras sain lors de certaines activités bimanuelles. Cette possibilité est importante pour le patient pour mieux tolérer la contrainte.

 

 B - Déroulement des séances 

 Le kinésithérapeute et l’ergothérapeute vous proposeront des séances de rééducation où vous réaliserez des exercices spécifiques : l’exercice de préhension, sollicitation des pinces, mouvements plus globaux dirigés vers des cibles... Ils vous guideront aussi pour savoir utiliser de façon autonome, en dehors des séances et à domicile, votre membre hémiplégique. La non-utilisation du membre sain demande de la part du patient motivation et bonne compréhension des effets bénéfiques de la contrainte. En effet, les activités habituellement réalisées avec le membre sain seront réalisées moins efficacement et plus lentement avec le membre hémiparétique.    
     

 C - Indications principales 

 
De nombreuses études ont confirmé l’amélioration des performances motrices chez des patients présentant un accident vasculaire cérébral et ayant bénéficié de cette thérapie. Les progrès, observés cliniquement, ont été authentifiés par les techniques d’imagerie du cerveau, objectivant la réorganisation des zones cérébrales qui contrôlent le membre supérieur atteint.
 


Description de la méthode pour le membre inférieur

 

L’amélioration des performances locomotrices s’appuie sur les techniques récentes associant marche avec allégement du poids du corps, marche par mouvements induits par la contrainte, mobilités passive et active aidées motorisée.

 

A - Modalités d’application 

 

Cet entraînement peut être proposé à la phase aiguë ou à la distance de l’accident en sollicitant une reprise de la marche en sécurité. Les contre-indications sont identiques à celles de la rééducation de la marche. En général, les protocoles prévoient 3 à 5 séances par semaine, de 30 à 60 mn/jour, durant 3 à 6 semaines. Le réglage de la cadence des cycles, de la vitesse de mobilisation ou de la longueur des pas est programmé par le kinésithérapeute.

 

 B - Matériel utilisé

Plusieurs systèmes de réentraînement peuvent être proposés :

 1) Entraîneurs thérapeutiques motorisés

 Le patient peut utiliser ces appareils, assis sur une chaise ou installé dans son fauteuil roulant. La mobilisation passive répétée des membres inférieurs est induite par un système motorisé proposant un mouvement de pédalage. En fonction des progrès, ces appareils peuvent être réglés pour permettre un "pédalage assisté" en adaptant la résistance par paliers pendant l’entraînement actif. Les pieds sont stabilisés par des semelles métalliques et les mouvements des membres inférieurs contrôlés par des guide-jambes respecant les axes de mouvement correct lors du pédalage.    

 2) Système de suspension avec allègement du poids du corps et tapis de marche

 La suspension est assurée par un harnais placé sur le patient et rattaché à un système mobile solidaire d’un rail fixé au plafond. Elle diminue les contraintes liées à l’appui au sol et facilite les conditions de recrutement moteur des membres lésés. La mise en charge est progressive et la vitesse d’enchaînement des cycles sur le tapis roulant adaptée aux possibilités motrices du patient.    

 3) Gait trainer 

 Cet appareil de rééducation permet de simuler les différents cycles de marche de façon répétitive grâce à un système motorisé couplé à une suspension du poids du corps. Pour bénéficier des avantages de cet entraînement, le patient doit avoir acquis un minimum de contrôle postural du tronc et stabiliser au moins partiellement la position debout.  
 

 C - Indications principales 

 

Ces techniques présentent une certaine efficacité sur le réentraînement à la marche du blessé médullaire incomplet aigu ou chronique et chez le patient aux antécédents d’accident vasculaire cérébral.

 
 
© 3 mars 2010