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Ponction lombaire [PL]
Injection
intrathécale de baclofène


Quels sont les objectifs ?


  • La ponction lombaire permet de recueillir du liquide céphalo-rachidien à visée de diagnostic ou de traitement.
  • Le liquide céphalo-rachidien (LCR) entoure le cerveau, la moelle épinière et les racines des nerfs.
  • La ponction lombaire permet le prélèvement du LCR à l’endroit de l’organisme où il est le plus accessible : à la partie basse de la colonne vertébrale, dénommée rachis lombaire.
  • L’injection de baclofène a pour objectif de réduire la spasticité et en particulier de tester les effets de ce produit avant de décider l’implantation d’une pompe.

Comment se déroule l’examen ?


  • Voici son déroulement :
► En position assise, au bord du lit, ou couchée sur le côté.
► Le médecin procède à une désinfection soigneuse de la peau.
► Il introduit soigneusement l’aiguille jusqu’au canal rachidien (la zone à l’intérieur de la colonne vertébrale où se trouve le LCR).
► Il ponctionne le liquide ou injecte du BACLOFENE ; puis retire l’aiguille.
  • Tout l’examen est réalisé avec des précautions d’asepsie (hygiène microbienne) rigoureuses.
  • Après l’examen, vous devez rester couché pour une durée de 2 à 4 heures et éviter de vous lever (sinon pour la toilette) pendant cette période.

Existe-t-il des risques ?


  • Sous réserve des précautions d’usage, l’immense majorité des ponctions lombaires se passent bien. Bien que rares, un certain nombre d’accidents peuvent se produire.
  • Voici les principaux :
    • En cas de tumeur cérébrale, d’abcès ou d’hématome, il existe un risque d’aggravation, parfois mortelle. Dans la majorité des cas, votre neurologue aura éliminé ce risque en vous examinant ou en effectuant un examen d’imagerie du cerveau ou de la moelle.
    • Malgré les précautions d’asepsie, lors de la réalisation de l’examen, l’introduction accidentelle de microbes dans le canal rachidien peut se produire. Il existe alors un risque d’infection des méninges (méningite) ou des os (ostéite).
    • Si vous prenez des anticoagulants, il existe un danger d’hémorragie méningée. Ce risque est plus faible mais non nul, si vous suivez un traitement par l’aspirine, par d’autres fluidifiants du sang, ou si vous avez des anomalies congénitales de la coagulation (telles qu’une hémophilie). Il faut donc signaler tous vos antécédents, en particulier les traitements que vous suivez actuellement, ainsi que ceux que vous avez pris récemment. Il est conseillé d’éviter toute prise d’aspirine dans la semaine précédant l’examen.
    • Une brèche dans la dure-mère (l’enveloppe externe des méninges) peut persister après la ponction. Elle entraîne alors une fuite du LCR responsable de maux de tête, de malaises. Dans la majorité des cas, ils disparaissent après quelques jours de repos.
    • L’aiguille peut irriter des racines du nerf sciatique. Dans ce cas, le malade peut ressentir une décharge électrique qui part du bas du dos et parcourt la jambe. Plus rarement, des douleurs du bas du dos et du nerf sciatique persistent après la ponction.

Quels sont les éléments de surveillance ?


  • Vous devez signaler tout symptôme anormal (maux de tête, vomissements…) dans les suites de l’examen et prendre rapidement contact avec le médecin du service ou votre médecin traitant.

Modalités pratiques


  • Vous serez hospitalisé :
  • la veille de l’examen,
  • autant de temps que l’équipe médicale le jugera nécessaire après la réalisation de l’examen.
  • Il faudra signaler à l’équipe médicale tous vos antécédents, en particulier les suivants :
- allergies,
- prise de médicaments (anticoagulants…)
- troubles cardiaques,
- troubles neurologiques,
- maladies de la coagulation du sang.



Anatomie : coupe du cul-de-sac lombaire où est prélevé le LCR.











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© 23 octobre 2008